Transie
Montréal est belle, douce et tranquille. L’air est bon, le soleil est généreux. Les bistros sont extra, les gens sympa. Les amoureux, les papas, les chiens… même les écureuils gras bonifient le parc où tout un chacun se prélasse depuis des jours, des semaines. Je n’ai jamais autant goûté Montréal.
Je voyage léger, ai tout laissé, donné, jeté.*
Et pourtant, je suis transie. Délicieusement transie. Quelques parcelles de bonheur amer. Vivement l’éphémère… La brise est brise et bonne de par sa nature même : elle brise, par surprise, le moment trop chaud, trop lourd.
Transie. Un ami me l’aura soufflé à l’oreille. J’aurai compris**, enfin, mon état d’âme.
*Sauf mon iPhone, ma charte pantone, ma table à dessins, mon Mac.**Après avoir fouillé dans mon dico, bien sûr ! Mon ami est un érudit, moi pas.
Montréal m’a fait cet effet lorsque j’y suis arrivée en 1995.
Elle m’a de nouveau envoûtée lorsque j’y suis revenue après plusieurs années d’absence.
Tu décris très bien son charme et l’épanouissement qu’elle génère sur les gens sensibles aux vibrations urbaines et à l’ouverture humaine.
Curieux comme j’ai toujours eu peur de Montréal… Maintenant que je suis grande (ou presque), ça va mieux