Archive for the ‘ Futilité ’ Category

Deux jours sur Réseau Contact

Non, je n’y suis pas allée pour y trouver l’âme sœur, ça va bien merci, je suis une femme quasi comblée. Simple curiosité.

D’emblée, il n’est pas aisé de naviguer sur le site. À vrai dire, si vous ne déboursez pas quelques dollars, il vous est impossible d’entrer en contact avec qui que ce soit. Enfin si, par des messages préfabriqués. Franchement désagréable. Vous ne pouvez pas inscrire d’adresse courriel, ni d’url, sur votre fiche. Heureusement (mince consolation), si un membre «Privilège» vous contacte, vous pouvez lui répondre.

On s’y emmerde vite

Les fiches sont, bien souvent, pathétiques. Oui, on use encore des mêmes formules depuis la nuit des temps, semble-t-il. On cherche une femme :

  • au passé «réglé» (WTF)
  • belle, affectueuse, bien dans sa peau (surprenant !)
  • sportive (ça va de soi !)

Enfin, nos hommes aiment :

  • le bon vin (ah ouin ?)
  • les soupers entre amis (oh !)
  • les activités en plein air (ouhlàlà !)

Difficile à croire mais oui, plusieurs hommes affichent des photos avec leur «ex» coupée au montage ! Ils se présentent bien souvent avec une bière ou (plus de classe !) un verre de vin à la main. La poitrine à l’air est très tendance aussi…

Ai-je suscité un intérêt quelconque ?

Oui, certains m’ont écrit. Enfin, quelques-uns. Évidemment, sans photo, vous aurez beau être créatif dans votre descriptif, vos chances sont minces. Mais si vous avez butiné sur une fiche ou une autre (encore une fois, d’un membre «Privilège») vous aurez laissé une trace. Ainsi, ceux que vous aurez visités vous écriront peut-être un mot…

Gros bof

Si vous carburez aux clichés et que les fautes d’orthographe aux deux mots ne vous embêtent pas trop, vous y trouverez peut-être votre compte. Sinon, vous risquez fort de perdre votre temps. Et votre argent, surtout.

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Ça m’arrive… d’être de bonne humeur :)

Transie

Montréal est belle, douce et tranquille. L’air est bon, le soleil est généreux. Les bistros sont extra, les gens sympa. Les amoureux, les papas, les chiens… même les écureuils gras bonifient le parc où tout un chacun se prélasse depuis des jours, des semaines. Je n’ai jamais autant goûté Montréal.

Je voyage léger, ai tout laissé, donné, jeté.*

Et pourtant, je suis transie. Délicieusement transie. Quelques parcelles de bonheur amer. Vivement l’éphémère… La brise est brise et bonne de par sa nature même : elle brise, par surprise, le moment trop chaud, trop lourd.

Transie. Un ami me l’aura soufflé à l’oreille. J’aurai compris**, enfin, mon état d’âme.

*Sauf mon iPhone, ma charte pantone, ma table à dessins, mon Mac.
**Après avoir fouillé dans mon dico, bien sûr ! Mon ami est un érudit, moi pas.

Iris et papillon… ce n’est qu’un détail

Iris et papillon

Iris et papillon

Communication, deux-points, zéro.

La ponctuation. Elle communique. Plus fort même, peut-être, que les mots.

C’est que la précieuse peut être pernicieuse, froide et sèche ! Pensez à ce point final qui fait parfois très mal ! Et gare à celui qui ose négliger cette effrontée ! Son absence donne parfois un tout nouveau sens : virgule oubliée, message raté.

Lecteurs et amis, notez ici que je n’ouvre qu’une parenthèse… Quoi de plus difficile que de lire entre ces points qui vous suspendent un instant ! Et que dire du point qui exclame avec force et vigueur un propos qui se veut tantôt rigolo, tantôt brutal ?

Et si le coquin point se pointe à la suite d’une réflexion ironique ? Illustre-t-il le caractère pince-sans-rire de son auteur ?

Je me questionne… Le point inquisiteur, vous fait-il peur ?

Que de messages mal lus. Incompris.

Urbaniagnangnan

Au rayon des viandes du supermarché des célibataires, une pièce de résistance : Geneviève.

Faites la queue, prétendants prétentieux. N’ayez craintes, la dame les aime romantiques, un peu baveux, du type «petites surprises». Bref, son «gars idéal» a le plus pathétique des profils. On semble avoir affaire à un copié/collé d’une fiche peu singulière de réseaux de rencontre. Alors, que vous soyez un inculte hirsute ou encore un simple imbécile heureux, armez-vous de chandelles et de piquette et sautez dans l’arène Facebook de la belle.

L’entretien d’Urbania avec la charmante est tout aussi ronflant que le concept même du projet : trouver un amoureux à Geneviève avant un mois. Zzzzzzz. Aurait-elle préféré un homme aux yeux vairons que déjà nous y aurions vu se pointer un peu d’originalité dans le processus de sélection. Ou encore un sympathique éleveur de moutons. Ou un rouquin frisé.

Si le projet sans originalité s’annonce loupé ou à tout le moins d’un ennui mortel, le plus triste de l’affaire demeure les blessures potentielles, que pourrait porter mademoiselle, résultantes de l’aventure.