Archive for the ‘ Web 2.0 ’ Category

Lettre aux vieux cons

Cher lecteur,

Je t’avise de suite que je ne veux plus t’entendre gémir. T’épancher sur la triste histoire des fausses amoures de notre jeunesse. Toi aussi, tu es bien branché, sale voyeur. Tu reluques, cliquetant, comme fiston sinon plus que lui encore, les photos intimes des filles et des femmes. Je ne suis pas en colère, que ce soit bien clair ! Mais cesse de jouer les hypocrites. Tu m’as écrit, tu as cherché à me séduire, peut-être nous sommes-nous même déjà rencontrés. Et sommes devenus amis pour un temps. N’aie crainte, jamais je ne dévoilerai ton nom ni tes secrets les plus intimes. N’y voie rien là visant à t’offusquer. L’objectif de cette missive est de te rappeler que tu as joué, que nous avons joué, le jeu de ces enfants que l’on pointe aujourd’hui.

Le journaliste hyperactif
J’évite d’abord de t’écrire, à toi. Car bien des choses ont basculé. Je ne dirais qu’un mot et on te reconnaîtrait illico. Et, à vrai dire, je n’ai rien à te dire.

Le chevalier
Et toi, l’ex. Ex-ministre. Dans ton regard, j’y ai presque vu la folie tant les robes d’été et petits pieds te font tourner la tête. Preux chevalier, tu as vu en moi quelque princesse éplorée. Tu aurais tant aimé, tant aimé que toi et moi soyons les amants d’un réel roman. Et si je te parle ici aujourd’hui, c’est bien que tu m’y as poussée. Pour cela, je t’en remercie. Car il faut bien le dire, il n’y a que toi pour m’avoir autant incitée à écrire.

L’amoureux transi
Trésor de mon âme, je penserai toujours à toi. Radio-Canadien redoutable, à la verve inestimable, tu auras été le meilleur des amis que jamais je n’aurai. Le jour où nous nous sommes rencontrés, tu as tremblé. Elles sont mille et une à penser à toi la nuit. Mais aucune d’elles ne partagera jamais ton lit. Ton coeur se meurt et pourtant, tu es le plus beau des poèmes qui soit. J’aurais tant aimé te lire. Bel ami.

L’ambivalent
Et toi, l’humoriste qui doucement glisse, que cherches-tu ?

Le grand comédien
Et toi, acteur déchiré trop aimé, j’aurais mis ton numéro de téléphone aux enchères que je serais plutôt bien nantie aujourd’hui !

Le passif agressif
Amant de ma belle amie, et d’autres sans doute, qui se targue d’être le prince des vérités absolues, appuyé d’une morale à deux sous, te souviens-tu de m’avoir planquée ? Par jalousie maladive alors que nous sortions entre amis ? Et tes obsessions de fellation ? Tout va bien Madame la marquise, Monsieur est peinard à la maison, avec ses grands crus à deux cents dollars.

La star un peu ronflante
Ah et toi, tête d’affiche de télé populaire, à quand le prochain selfie ? Caroline, Claudine et Claire t’aiment bien. Que dis-je, ces milliers de dames pendues à tes publications t’adorent ! T’encensent ! Comment ne pas avoir tant d’idées lubriques ? Je comprends combien ton ego peut avoir la tête qui tourne ! Mais pourquoi me déshabiller en messagerie privée ? Relation épistolaire de courte durée. Désolée pour le coït interrompu. Nous ne nous rencontrerons sans doute jamais.

L’écrivain qui ne fout rien
Charmant auteur one-hit wonder. Sans doute es-tu le plus habile d’entre tous. Un expert, voire un chef de file en la matière. Si tes mots font lever les jupes des filles, ils ont éveillé chez moi cette curiosité du phénomène que l’on peine à nommer. Du moins en ce qui concerne les vieux cons comme toi. Et tu m’as raconté. Et nous avons ri. Merci. Je t’adore.

L’exception
Je pense aussi un peu à toi, cher voisinzin. Si jeune. As-tu de nouveaux tattoos ? Un nouveau piercing ? Tu fumes encore du pot ? La bière la moins chère, tu l’achètes encore ? Et tu m’as parlé de mariage et d’enfants. Et tu voulais être mieux habillé. Et tu voulais m’inviter à déjeuner. Jamais tu ne m’as écrit. Tu es toujours venu jaser sur mon balcon, quand je n’allais pas dans ta cour arrière. Bien heureuse de te savoir amoureux. Et papa.

(Monsieur A)
Je peine à t’écrire car, d’entre tous, je dois admettre que tu auras été le pire. Aucun statut à faire rêver les filles. Tout ce qui paraît de plus ordinaire. De tous les cons, il n’y aura eu que toi pour me tourmenter à ce point. Des mots à la volée. Des silences éternels. Comme une relation épistolaire bipolaire. Des rencontres absurdes. Le pire. Le pire des amis. Sans doute le pire des amants. Tant de stratagèmes et tant d’improvisation. Tant de tendresse et tant d’évitement. Je te garde entre parenthèse, le temps de comprendre un jour. Ce qui me semble improbable.

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Deux jours sur Réseau Contact

Non, je n’y suis pas allée pour y trouver l’âme sœur, ça va bien merci, je suis une femme quasi comblée. Simple curiosité.

D’emblée, il n’est pas aisé de naviguer sur le site. À vrai dire, si vous ne déboursez pas quelques dollars, il vous est impossible d’entrer en contact avec qui que ce soit. Enfin si, par des messages préfabriqués. Franchement désagréable. Vous ne pouvez pas inscrire d’adresse courriel, ni d’url, sur votre fiche. Heureusement (mince consolation), si un membre «Privilège» vous contacte, vous pouvez lui répondre.

On s’y emmerde vite

Les fiches sont, bien souvent, pathétiques. Oui, on use encore des mêmes formules depuis la nuit des temps, semble-t-il. On cherche une femme :

  • au passé «réglé» (WTF)
  • belle, affectueuse, bien dans sa peau (surprenant !)
  • sportive (ça va de soi !)

Enfin, nos hommes aiment :

  • le bon vin (ah ouin ?)
  • les soupers entre amis (oh !)
  • les activités en plein air (ouhlàlà !)

Difficile à croire mais oui, plusieurs hommes affichent des photos avec leur «ex» coupée au montage ! Ils se présentent bien souvent avec une bière ou (plus de classe !) un verre de vin à la main. La poitrine à l’air est très tendance aussi…

Ai-je suscité un intérêt quelconque ?

Oui, certains m’ont écrit. Enfin, quelques-uns. Évidemment, sans photo, vous aurez beau être créatif dans votre descriptif, vos chances sont minces. Mais si vous avez butiné sur une fiche ou une autre (encore une fois, d’un membre «Privilège») vous aurez laissé une trace. Ainsi, ceux que vous aurez visités vous écriront peut-être un mot…

Gros bof

Si vous carburez aux clichés et que les fautes d’orthographe aux deux mots ne vous embêtent pas trop, vous y trouverez peut-être votre compte. Sinon, vous risquez fort de perdre votre temps. Et votre argent, surtout.

Messagerie privée et jeux de séductions

Vous ? Non, pas vous, bien sûr ! Coquineries et mots gentils, en messagerie privée, ça arrive. Souvent. Très souvent. Marié, conjoint de fait ou célibataire, le gentil mâle pervers ou la charmante séduisante ennuyée s’y laissera prendre sans doute, une fois ou deux… ou trois ou quatre peut-être.

Sujet tabou hein ? Et comment réagir au premier mot ? N’est-ce pas que nous savons, d’entrée de jeu, qu’il y a là une pente glissante ? Douce à certains moments, abrupte aussi, parfois.

Ce qui étonne en ce monde virtuel est d’abord la vitesse à laquelle les échanges peuvent tourner en une conversation disons… plus intime. Curieux aussi comment certains, certaines, osent se confier, vous dévoiler un pan de leur vie, sans même vous connaître.

Si je me suis laissée prendre au jeu, moi ? Non, pas moi, bien sûr ! Mais je vous avoue que de curieux messages se sont trouvés dans ma boîte de messages. De jolis mots, souvent. Mais aussi de très vulgaires… Un exemple ? «Fuck. I want to kiss you all over and feel the warmth of your pussy around my cock.»

Je me rappelle encore cette histoire d’un sympathique jeune homme qui se sera laissé berné par une femme sans doute un peu trop excentrique. Un personnage fictif sur le web. Il se sera entiché et du coup… Aura perdu beaucoup.

La morale dans cette affaire ? Je n’ai certes pas la réponse. Mais à tout le moins, je suis d’avis qu’une réflexion s’impose… Et que celui qui n’a jamais déaimé lance le premier tweet !

Expérience web HBO

HBO a la cote pour ses séries originales, déroutantes, bouleversantes, dérangeantes. Elle nous offre maintenant une expérience web cinématographique multi-dimentionnelle complètement éclatée. J’ai un faible pour la dynamique des scènes montées sur cubes pivotants. La curiosité nous pousse à chercher un nouvel angle de vue sur la scène qui nous interpelle, comme si nous voulions sortir du cadre un moment pour en apprendre un peu plus. L’intérêt en est certes d’abord et avant tout pour l’expérience, le concept. Espérons que HBO poussera l’aventure nettement plus loin et nous donnera à voir, vivre et jouer de nouvelles histoires.

hboimagine.com

Communication, deux-points, zéro.

La ponctuation. Elle communique. Plus fort même, peut-être, que les mots.

C’est que la précieuse peut être pernicieuse, froide et sèche ! Pensez à ce point final qui fait parfois très mal ! Et gare à celui qui ose négliger cette effrontée ! Son absence donne parfois un tout nouveau sens : virgule oubliée, message raté.

Lecteurs et amis, notez ici que je n’ouvre qu’une parenthèse… Quoi de plus difficile que de lire entre ces points qui vous suspendent un instant ! Et que dire du point qui exclame avec force et vigueur un propos qui se veut tantôt rigolo, tantôt brutal ?

Et si le coquin point se pointe à la suite d’une réflexion ironique ? Illustre-t-il le caractère pince-sans-rire de son auteur ?

Je me questionne… Le point inquisiteur, vous fait-il peur ?

Que de messages mal lus. Incompris.

Urbaniagnangnan

Au rayon des viandes du supermarché des célibataires, une pièce de résistance : Geneviève.

Faites la queue, prétendants prétentieux. N’ayez craintes, la dame les aime romantiques, un peu baveux, du type «petites surprises». Bref, son «gars idéal» a le plus pathétique des profils. On semble avoir affaire à un copié/collé d’une fiche peu singulière de réseaux de rencontre. Alors, que vous soyez un inculte hirsute ou encore un simple imbécile heureux, armez-vous de chandelles et de piquette et sautez dans l’arène Facebook de la belle.

L’entretien d’Urbania avec la charmante est tout aussi ronflant que le concept même du projet : trouver un amoureux à Geneviève avant un mois. Zzzzzzz. Aurait-elle préféré un homme aux yeux vairons que déjà nous y aurions vu se pointer un peu d’originalité dans le processus de sélection. Ou encore un sympathique éleveur de moutons. Ou un rouquin frisé.

Si le projet sans originalité s’annonce loupé ou à tout le moins d’un ennui mortel, le plus triste de l’affaire demeure les blessures potentielles, que pourrait porter mademoiselle, résultantes de l’aventure.

Leitmotiv

J’ai tenu quelques blogs au fil des ans. Celui-ci est tout neuf; voilà une occasion de repartir du bon pied en adoptant d’emblée un leitmotiv qui sera mon guide pour mes futures publications : le relai. Relai à l’autre, celui qui éclaire, celui qui partage, celui-là même qui relaie aussi. Le relai fait foi d’une communication équitable et s’oppose au discours à sens unique, sans interraction, qui n’est plus dans l’ère du temps.

C’est ce billet, Les blogueurs sont tous des cons, qui m’a éclairée, inspirée.