Transie

Montréal est belle, douce et tranquille. L’air est bon, le soleil est généreux. Les bistros sont extra, les gens sympa. Les amoureux, les papas, les chiens… même les écureuils gras bonifient le parc où tout un chacun se prélasse depuis des jours, des semaines. Je n’ai jamais autant goûté Montréal.

Je voyage léger, ai tout laissé, donné, jeté.*

Et pourtant, je suis transie. Délicieusement transie. Quelques parcelles de bonheur amer. Vivement l’éphémère… La brise est brise et bonne de par sa nature même : elle brise, par surprise, le moment trop chaud, trop lourd.

Transie. Un ami me l’aura soufflé à l’oreille. J’aurai compris**, enfin, mon état d’âme.

*Sauf mon iPhone, ma charte pantone, ma table à dessins, mon Mac.
**Après avoir fouillé dans mon dico, bien sûr ! Mon ami est un érudit, moi pas.

Iris et papillon… ce n’est qu’un détail

Iris et papillon

Iris et papillon

Expérience web HBO

HBO a la cote pour ses séries originales, déroutantes, bouleversantes, dérangeantes. Elle nous offre maintenant une expérience web cinématographique multi-dimentionnelle complètement éclatée. J’ai un faible pour la dynamique des scènes montées sur cubes pivotants. La curiosité nous pousse à chercher un nouvel angle de vue sur la scène qui nous interpelle, comme si nous voulions sortir du cadre un moment pour en apprendre un peu plus. L’intérêt en est certes d’abord et avant tout pour l’expérience, le concept. Espérons que HBO poussera l’aventure nettement plus loin et nous donnera à voir, vivre et jouer de nouvelles histoires.

hboimagine.com

Le renard et le chien

Je reviens chez moi, le soir,
Et vois à mes pieds, un renard.
Il fige un instant, me regarde,
Hésite et s’évade.

Pas de boisé, une route, un champs…
Mais il vit et survivra pourtant.

Je repars au petit matin
Et me trouve sur ce même chemin.
M’arrête un instant,
Pose mon regard droit devant…

Une boîte sur la neige,
Semblable à un piège.

Je m’approche tout doucement
Et y découvre, bien tristement,
Un bel animal de compagnie
Jeté et tué par l’hommerie.

Mille maisons, une route, un champs…
Où ce chien aurait pû vivre sûrement.

Chiot Berger allemand mort

Des oeufs en chocolat plus petits

Grande déception. Cadbury a réduit ses oeufs en chocolat.

Si l’idée m’est venue de pondre un tout petit coco billet à ce sujet, c’est que je questionne cette manière cavalière de l’industrie alimentaire de nous faire avaler à peu près n’importe quoi. Et je ne parle pas que des ingrédients. Mais surtout des pratiques à la production qui consistent à tout mettre en oeuvre pour atteindre l’objectif ultime : l’augmentation des marges.

Curieusement, les dernières semaines ont été plutôt tendues chez Cadbury. Et voilà que Kraft s’empare de la boîte de chocolats.

Rien à voir avec la taille des oeufs ? Pas si certaine.

Résolue, la quadrature du cercle ?

Je ne pouvais passer sous silence la pertinence du commentaire de Richard Bergeron tentant, d’une bien drôle de manière, de justifier son appui au budget de la Ville :

« C’est un peu long à expliquer, mais je crois vraiment avoir résolu la quadrature du cercle, pas dans le sens mathématique du terme, mais dans le sens de la politique montréalaise […] Je me sens très à l’aise de voter avec mes collègues du comité exécutif et je me sens très à l’aise que mes neuf collègues élus de Projet Montréal votent contre le budget. Ça semble un peu tarabiscoté, mais c’est plus responsable que de simplement se lever et de quitter la salle. »

Tarabiscoté, en effet. Haussement d’épaules alors.

Source web : Le devoir / Politique / Montréal / Budget: Bergeron appuie Tremblay, à l’encontre de son propre parti

Communication, deux-points, zéro.

La ponctuation. Elle communique. Plus fort même, peut-être, que les mots.

C’est que la précieuse peut être pernicieuse, froide et sèche ! Pensez à ce point final qui fait parfois très mal ! Et gare à celui qui ose négliger cette effrontée ! Son absence donne parfois un tout nouveau sens : virgule oubliée, message raté.

Lecteurs et amis, notez ici que je n’ouvre qu’une parenthèse… Quoi de plus difficile que de lire entre ces points qui vous suspendent un instant ! Et que dire du point qui exclame avec force et vigueur un propos qui se veut tantôt rigolo, tantôt brutal ?

Et si le coquin point se pointe à la suite d’une réflexion ironique ? Illustre-t-il le caractère pince-sans-rire de son auteur ?

Je me questionne… Le point inquisiteur, vous fait-il peur ?

Que de messages mal lus. Incompris.